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Article · 8 octobre 2026

Cession de fonds de commerce : acte, séquestre et droits

En bref : la cession d'un fonds de commerce peut être constatée par acte notarié. Le prix est séquestré le temps des formalités d'opposition et de solidarité fiscale, puis réparti. Les droits d'enregistrement suivent un barème progressif de 0 à 5 pour cent du prix, à la charge de principe de l'acquéreur.

Les règles ci-dessous reposent sur le code général des impôts et le code de commerce, recoupées par recherche le 8 octobre 2026. Le barème des droits d'enregistrement 2026 est confirmé par les ressources professionnelles. L'étude vérifie le prix, les éléments cédés et la situation fiscale du cédant avant toute répartition.

La rédaction de l'acte de cession

L'acte de cession identifie les éléments corporels et incorporels transmis : clientèle, enseigne et nom commercial, droit au bail, matériel, et le cas échéant les contrats repris. Depuis la loi de simplification de 2019, les mentions autrefois obligatoires sous peine de nullité ne sont plus imposées, mais l'information loyale de l'acquéreur reste la règle.

Le notaire s'assure de l'information préalable des salariés, lorsque l'entreprise emploie moins de deux cent cinquante personnes, au moins un mois avant la vente, afin de leur permettre de présenter une offre de reprise. L'acte intègre également les clauses de garantie et, souvent, une clause de non-rétablissement du cédant.

Le séquestre du prix de vente

Le prix n'est pas remis immédiatement au vendeur. Il est séquestré, généralement entre les mains du notaire, le temps que s'écoulent les délais d'opposition des créanciers et le délai de solidarité fiscale. Cette indisponibilité protège l'acquéreur contre le risque de payer deux fois en cas de dettes du cédant.

La répartition du prix au profit du vendeur intervient une fois ces délais purgés et les éventuelles oppositions traitées, soit en pratique de l'ordre de trois à quatre mois après la vente. Le séquestre est l'un des points qui justifient le recours à un professionnel pour sécuriser l'opération.

La solidarité fiscale de l'acquéreur

L'acquéreur d'un fonds de commerce peut être tenu solidairement avec le cédant au paiement de certains impôts dus par ce dernier au titre de l'exploitation, pendant un délai qui court à compter de la déclaration de cession. Le séquestre couvre précisément ce risque jusqu'à son extinction.

Pour raccourcir ce délai de solidarité, le cédant a intérêt à déposer rapidement ses déclarations de résultat et de cessation. Le suivi de ces formalités fiscales conditionne la date de libération du prix au profit du vendeur.

Les droits d'enregistrement 2026

La cession est soumise à des droits d'enregistrement calculés sur le prix, selon un barème progressif confirmé par les ressources consultées le 8 octobre 2026. Ces droits sont en principe à la charge de l'acquéreur, l'acte pouvant toutefois prévoir une autre répartition.

Le rôle d'un agent IA à l'étude

Un agent IA sur mesure prépare la trame de l'acte à partir des éléments cédés, calcule les droits d'enregistrement par tranches sur le prix, construit le rétroplanning du séquestre et des délais d'opposition et de solidarité fiscale, et dresse la liste des pièces et déclarations à obtenir du cédant.

L'agent prépare et fiabilise le dossier, il ne fixe pas les garanties ni n'arbitre la répartition des droits à la place du notaire : la rédaction et le conseil restent de la main de l'étude. Le diagnostic gratuit de DIAA, en cinq minutes en ligne, aide à mesurer le temps récupérable sur ces cessions.

Questions fréquentes

La cession d'un fonds de commerce doit-elle être notariée ?

Elle peut l'être, mais la forme notariée n'est pas imposée. L'acte notarié apporte date certaine, conseil et sécurité du séquestre, d'après les ressources consultées le 8 octobre 2026.

Pourquoi le prix est-il séquestré ?

Pour couvrir les délais d'opposition des créanciers et le délai de solidarité fiscale de l'acquéreur. Le prix est libéré au vendeur une fois ces délais purgés, souvent trois à quatre mois après la vente.

Quel est le barème des droits d'enregistrement 2026 ?

0 pour cent jusqu'à 23 000 euros, 3 pour cent de 23 000 à 200 000 euros, puis 5 pour cent au-delà, avec un minimum de perception de 25 euros, d'après les ressources consultées le 8 octobre 2026.

Qui paie les droits d'enregistrement ?

En principe l'acquéreur, l'acte pouvant toutefois prévoir que le coût incombe au cédant ou qu'il est partagé entre les parties.

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